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Revista Quaderno / Traducción pp. 37-38, por O. Ragasol (al francés)


[peter 'halaar (Mystures les plus intimes, pp. 37-38);
in revista Quaderno nº 1, Nantes, junio, 1998]


PETER 'HALAAR

venu de toute vie, s'écrasant à la cime
de monts, de pinèdes, lagunes
sanpedros
où quelqu’un se balance la tête en bas
vers le ciel
seulement je frémis
quand d'aventure j'entends ma voix
dans un nom d'antan

venu de la mocha et de pelleas –"bleus
sont tes yeux et tes mains
sontde neige" –
- de feux de bengale
de simples feux de bengale lancés
à I'univers des tragiques destins,
flanc serré, cou robuste
le chef de la tribu demeuré seul et qui pleure

sur toutes ces ruineuses cendres
et ces ruines
et dans I'hôpital de la conception
le même jour, et aujourd'hui encore dis-
paraissant
d'un septembre à l'autre
toi qui avais
onze novembres

venu de toute larme congelée
ardent
de tous les mots et des visions
de ces larmes, celles
arctiques, d’arrière-pays d’ouïe
(de l’effondrement oú s’effondre toute chose
sous ces dehors immuables
en de sourds fracas)

d' un trou noir donc
d'un trou noir noir (noir
rougeâtre)
d’un minuscule dieu annonçant
de toutes ces cendres
le hasard peut faire un astre
nouveau, pachakuti
milchschelmgott
(lar-
atche
)
de bas en bas, de
" je ne peux pas te parler
mais je te ferai
des signes comme un somnambule"
là où "chuchotent encore
les lilas que je t'ai rapportés du marché"

d'ithaque,
d'ithaque & co,
d'ithaque sise dans la city
dans l’heureuse copie
de l’éden / à aden
vieux marchand d’identités !

de haut en haut
de haut en ruines
de haut en ruines retournées
vers là-haut
d'être oyez soyez encore sudique
au-delà de la circumnavigation des comètes

d'un

d'un dé indu
un nid,
ni un(e) ni deux
fois une fois
sur trois
du sud au nord
au fil des îles
futiles de ce livre

dehors en plein, dedans
por fora
di porta in porta
mit dem
Sternwürfel

– quito parlaskta –

– kusch dich ! –

drauf!